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Résultats de recherche pour : Pierre-Édouard Blondel

La voix de la jeune fille enfermée dans une tour

7 Mai 2020 | Pauline Wagner

L’histoire de la jeune fille enfermée dans une tour fait écho à ces temps de confinement. C’est un conte populaire répandu en France, en Europe méridionale, en Allemagne et au Danemark. Pendant sa grossesse, une femme a tellement envie de manger des plantes qui ne poussent plus que dans le jardin d’une sorcière, d’une fée ou d’une ogresse, qu’elle y envoie son époux pour en cueillir. Pris en flagrant délit, l’homme promet de donner l’enfant attendu. La femme met au monde une fille qui portera le nom des plantes volées, différent selon la version du conte. Elle s’appelle Petrosinella ou Fleur-de-persil, dans la version italienne de Giambattista Basile, Rapunzel ou Raiponce, dans la version allemande des frères Grimm, Persinette dans la version française d’Achille Millien, Véronique, dans celle de Charles Deulin… La sorcière l’enlève, l’élève et l’enferme dans une tour au milieu de la forêt, sans porte ni escalier, avec juste une petite fenêtre tout en haut. Pour lui apporter à manger, elle appelle et monte dans la tour en glissant le long des cheveux de la jeune fille :
– Descends tes longs cheveux pour que je puisse monter !

https://www.fedepsy.org/ephemeride/la-voix-de-la-jeune-fille-enfermee-dans-une-tour/

Résonances en psychosomatique

21 Mai 2020 | Daniel LYSEK

En cette période où on est plongés dans les risques majeurs de l’épidémie au coronavirus (ou Covid-19), je ne peux m’empêcher de l’évoquer en introduction. Mais pourquoi donc parler de cette épidémie dans une présentation de psychosomatique ? Une telle épidémie est évidemment une réalité biologique, dramatique. Le virus qui la cause est bien réel et les symptômes qu’il provoque n’ont rien d’une conversion hystérique ni d’une somatisation. Pour traiter la maladie, il faut des mesures médicales. Tout cela semble n’avoir aucun rapport avec la psychosomatique. Et pourtant ! À côté de la réalité biologique, on peut trouver un signifiant faisant écho à de grandes peurs ancestrales dont la mémoire est enfouie en nous. Je citerais en premier lieu la terreur du Moyen Âge face à la peste noire qui a tué plus de 30 % des Européens entre 1352 et 1357 ; ses résurgences au cours des siècles suivants, bien que moins dévastatrices, ont certainement renforcé sa mémorisation.

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-activites/resonances-en-psychosomatique/

Séminaire de Lacan "L'éthique de la psychanalyse" - Commentaire de la leçon du 16 décembre 1959

septembre 2019 | Claude OTTMANN

Exposé de Claude Ottmann dans le cadre du séminaire « Les abords de Lacan » animé par Marc Lévy et Amine Souirji autour de la lecture de : Jacques Lacan, Le séminaire livre VII (1959-1960), L’éthique de la psychanalyse.

La Chose, une perte qui devient l’objet d’une recherche
[71] L’expérience freudienne est une révolution de pensée pour le domaine de l’éthique. Introduite déjà en 1895 dans un brouillon adressé à son ami Wilhelm Fliess et que Freud a toujours refusé de publier (« l’Esquisse d’une psychopathologie »), la Chose, das Ding, remplit la fonction de pivot dans ce renversement des fondements de la loi morale.

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-seminaires/seminaire-de-lacan-lethique-de-la-psychanalyse-commentaires-de-la-lecon-du-16-decembre-1967/

Démythifier l’interprétation œdipienne

4 Août 2020 | Hervé Gisie

J’ai intitulé mon propos : « Démythifier l’interprétation œdipienne », en référence à un texte de Marc Strauss1 dont je vais reprendre quelques idées originales. Mais avant cela, je vais évoquer quelques points au sujet de l’œdipe avec comme objectif d’approcher les soubassements des mythes.

Le premier point concerne la lecture des Études sur l’Œdipe de Moustapha Safouan2. Dans le chapitre « L’Œdipe est-il universel ? », il écrivait que « l’Œdipe n’est au fond qu’une forme culturelle parmi d’autres, qui sont également possibles pourvu qu’elles accomplissent la même fonction, qui est la promotion de la fonction de la castration dans le psychisme. » Tout l’axe de sa réflexion porte sur le père, ce qui lui permet d’avancer que « l’Œdipe, c’est la castration. »

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-seminaires/demythifier-linterpretation-oedipienne/

Adèle et le fantassin et Lettre ouverte à Ludmilla Skydra

avril 2022 | Spyros TSOVILIS

Adèle et le fantassin

 

Au carrefour du Général Jacques Pâris de Bollardière,
sommeille encore ce matin mon fantassin,
Sur les bouches d’aération du labyrinthe de fer
où il repose
ses os mouillés
par la rosée de l’aube
ses haillons fumants préparent
à petit feu
une bouillie neuve.
Il recevra bientôt c’est l’usage
les hommages des habitants qui ont du cœur
cachet du quartier
de l’eau
et quelques victuailles.

https://www.fedepsy.org/essais-et-recherche/associations-libres/16294/

« Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci » - Contribution

1er août 2019 | Tony ETTEDGUI

Ce texte est une retranscription d’une intervention de Tony Ettedgui au cours du séminaire 2019 du lundi animé par Jean-Richard Freymann. Séminaire de lecture de l’œuvre de Jacques Lacan : « Confrontations lacaniennes : Le moi, Le désir, La jouissance ».

Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci est publié en 1910 à Leipzig. Freud n’y fera que deux ajouts lors de la publication de la deuxième et de la troisième édition en 1919 et en 1923. Cet essai restera longtemps son ouvrage de prédilection. Dans une lettre à Ferenczi en 1919 (soit 9 ans après, dans une lettre datée du 13 février ), Freud dira de ce texte qu’il est la seule belle chose qu’il ait jamais produite.

Dans cet essai, Freud s’efforce d’explorer l’inconscient de Léonard de Vinci en mettant en relation son destin pulsionnel, sa créativité d’artiste et les empêchements de l’expression de celle-ci, notamment du point de vue de l’inachèvement des œuvres d’art dont il est coutumier et sa vie amoureuse .

 

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-seminaires/un-souvenir-denfance-de-leonard-de-vinci-contribution/

À partir de « la Direction de la cure et les principes de son pouvoir »

avril 2022 | Frédérique RIEDLIN

« Nous entendons montrer en quoi l’impuissance à soutenir authentiquement une « praxis », se rabat comme il est en l’histoire des hommes communs, sur l’exercice d’un pouvoir »

J. Lacan, « La direction de la cure et les principes de son pouvoir », 1958

À me proposer ainsi de relire un classique de Lacan – si l’on peut véritablement qualifier un texte de Lacan de « classique » – Jean-Richard Freymann, me permet entre plusieurs point d’entrées possibles ici, de tenter d’inscrire une lecture dans deux problématiques au travail dans les échanges et élaboration au sein de la Fedepsy et de l’Ecole psychanalytique de Strasbourg actuellement : celle de l’élaboration des paramètres de la consultation médicale, de manière générale et plus large, et celle plus spécifique à la pratique, d’élaborer un peu comment se décline l’ « être psychanalyste aujourd’hui », en rapport à une nouvelle génération d’analystes. Dans le même mouvement d’actualisation, en fond – à la place du mort du bridge, dont nous allons parler ici, se tient l’énigme des fins d’analyse, là où pour la psychanalyse depuis les premières divergences sur la fin de l’analyse, entre Freud et Ferenczi, finalité et terminaison sont liées, déterminent et étayent le désir de l’analyste.

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-seminaires/a-partir-de-la-direction-de-la-cure-et-les-principes-de-son-pouvoir/

Séminaire de Lacan "L'éthique de la psychanalyse" - Commentaire de la séance du 11 mai 1960

mai 2021 | Claude OTTMANN

La fonction du bien

Rappel : du Souverain Bien à l’économie des biens

[256] La croyance des cathares était « qu’il y a une parole qui sauve, et le consolamentum n’était rien d’autre que la transmission de sujet à sujet de la bénédiction de cette parole […] L’ennui, c’est que, pour qu’une telle parole soit non pas efficace mais viable, il faut l’arracher au discours. Or rien de plus difficile que d’arracher la parole au discours1 ».

Pour avoir pris au sérieux (à la lettre) le discours chrétien et pour avoir mis leur foi en l’existence d’une parole salvatrice (l’Évangile, la bonne nouvelle), les cathares ont dû rendre des comptes aux tenants du discours (les ecclésiastiques) et ont été exterminés lors de la croisade des Albigeois au XIIIe siècle.

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-seminaires/seminaire-de-lacan-lethique-de-la-psychanalyse-commentaire-de-la-seance-du-11-mai-1960/

L’élection de Trump : événement ou reflet de société ?

novembre 2024 | Yves Dechristé

Les élections américaines du 5 novembre nous ont confronté à la surprise de voir Donald Trump l’emporter avec un écart qui a démenti tous les sondages, lesquels pronostiquaient que les deux candidats étaient au coude à coude. Diverses explications ont été avancées, notamment conjoncturelles ; manque d’attention pour telle ou telle catégorie de la population, pour la dimension économique, la question de l’immigration. Cette démarche politique ou explicative qui fait crédit au juste sens pour en rendre compte nous semble insuffisante pour expliquer que plus de 50% des Américains aient voté pour Donald Trump. Cette démarche positiviste ne dissimule-t-elle pas une vérité, qui de ne rien en vouloir savoir, renforce la résistance aux changements, à l’inflation de mesures pédagogiques ou législatives ? Nous proposons ici de prendre de la hauteur, de sortir des discours communs, pour essayer d’appréhender autrement cette réalité, ce Malaise dans la civilisation. C’est-à-dire essayer de s’approcher de ce qui cause cette souffrance de l’homme, liée à sa condition elle-même, voire renforcée par le politique ?

https://www.fedepsy.org/essais-et-recherche/le-psychanalyste-et-les-discours-ambiants/lelection-de-trump-evenement-ou-reflet-de-societe/

Trois adhésions, trois transferts, trois pertes - Pour une conjecture sur la nosographie psychiatrique

mars 2015 | Jean-Marie JADIN

Ce n’est pas parce que la très classique triade de la névrose, de la perversion et de la psychose a émergé au sein de la psychiatrie qu’elle doit être récusée. Certes, la collusion d’une certaine classification avec l’idéologie marchande disqualifie quelque peu cette discipline qui autorise l’atomisation de la nosographie et donne sa caution à une dé- civilisation qui arrache les racines, dénie le sens, évacue la parole et prétend que tout commence avec le cerveau.

Cette triade est pourtant liée à une structure que la psychanalyse ne cesse d’explorer. Les trois sortes d’adhésions que sont la croyance, la conviction et la certitude, les trois transferts de la demande à l’analyste, du défi à son égard, de son inclusion dans un délire, les trois sujets, celui que porte un signifiant pour un autre, celui qui procède du clivage du moi, celui qui est en retrait du monde, les trois pertes dont témoignent le refoulement, le déni et la forclusion, se réfèrent tous, me semble-t-il, et de diverses façons, aux trois registres fondamentaux de la psyché dégagés par Lacan : l’imaginaire, le réel et le symbolique. Les accidents dans leur nouage ont la particularité d’être « nosographiables ».

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-activites/trois-adhesions-trois-transferts-trois-pertes-jean-marie-jadin/

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