Jean-Richard Freymann m’ayant invité à vous parler de mes projets dans le Journal du confinement, j’aimerais ici vous présenter quelles sont mes pistes actuelles de réflexions.
Mais, en cette période trouble et troublée, je voudrais ici commencer par une pensée de vive solidarité pour les Amis et connaissances travaillant aux urgences, en EHPAD, à l’hôpital, en médecine libérale…
J’aimerais aussi en préambule insister sur le fait que ce que je vous présente est à la fois le triple fruit : celui de mon expérience de la psychanalyse visant à devenir analyste ; celui des échanges en un à un avec Jean-Richard Freymann et tout un ensemble d’amis de la FEDEPSY ; et celui de la mise au travail – que j’espère singularisée – des apports de Freud, de Lacan, du freudo-lacanisme fécond, et bien sûr, et en premier lieu, de notre École de Strasbourg.
Le complexe d’Œdipe est une appellation que Freud n’aimait pas trop1 mais à laquelle il a pourtant consenti après de longues années. Il désigne l’ensemble des représentations, des ressentis et des idées afférentes à une donnée double. Elle est en même temps consciente et inconsciente.