Jean-Richard Freymann présentera son livre « Fins de cure(s) et fins d’analyse(s) – Pour un renouveau de la psychanalyse » (Arcanes-érès, mai 2024)
le vendredi 6 décembre à 20h à la Librairie 47 Degrés Nord à Mulhouse (8b rue du Moulin).
Hervé Gisie et Jean-Marie Jadin animeront cette rencontre.
A partir de son expérience de psychanalyste, Jean-Marie Jadin interroge les rapports de la pratique et de la théorie psychanalytiques avec les questions qui animent les philosophes depuis toujours, mais aussi avec celles inhérentes à d’autres domaines comme la linguistique, la physique, les mathématiques, la littérature, la poésie et le théâtre.
L’après confinement se dessine (voir « Carnaval » de Marie-France Schäfer) alors que nous ne savons ni quand, ni comment ni pour combien de temps.
Pour nous aider à parer à de telles incertitudes, l’art est là. Quand nous ne pouvons pas sortir de chez nous, nous pouvons néanmoins nous déplacer. C’est ainsi que j’ai pu visiter Grenade (Grenade, mes amours de Marie-Noëlle Wucher). Mon regard s’est posé sur ces paysages d’ailleurs dont l’évocation convoque non seulement le regard mais aussi l’écoute et le parfum.
La question du regard, regarder les œuvres artistiques, regarder les scènes prestidigitées, dans leurs textures multiples et colorées. La question du regard aussi par rapport à notre pratique actuelle. Marcel Ritter l’évoque dans l’Éphéméride 1. « Mais qu’est-ce qu’on voit au juste » se demande, nous demande Guillaume Riedlin, face aux flux d’images relatives à la pandémie.
Une étude BVA-Gallup International de 2011 avait classé la France parmi les pays les plus pessimistes du monde, juste devant l’Irak et l’Afghanistan ! Ainsi, avant même d’atteindre le pic de l’épidémie de Covid-19, de violentes critiques se sont élevées pour attaquer le gouvernement, l’administration et l’organisation du système hospitalier. Il y a eu des manifestations spontanées primesautières et imprudentes, par exemple le dernier soir avant le confinement beaucoup d’entre nous sont allés faire la fête. Dernière occasion avant longtemps ? On risquait de profiter aussi de cette grande occasion de contagion en masse. Deux discours différents et opposés. Pourtant, vu de l’étranger, la France est citée en exemple. Encore un troisième discours. Ces discours flottent en fragments clivés et isolés. Ceci se passe. La psychanalyse, sa pratique, sa transmission restent-elles à l’abri ? Comment les protéger ?
Cet ouvrage correspond à une nécessité contemporaine : à la dominance techno-scientiste de la médecine et au dogmatisme de nombre d’Écoles de psychanalyse, l’auteur oppose la subversion de la clinique psychanalytique.