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Résultats de recherche pour : Jean-Richard Freymann

Improvisation libre – et préliminaire – sur un « savoir clinique »

22 Avril 2020 | Cyrielle Weisgerber

Mon rapport au savoir n’a jamais été simple. Très bonne élève longtemps – celle qui sait dire au prof ce qu’il veut entendre… – lorsque cela a lâché, cela (une analyse a quelques effets), lorsque cela a lâché j’ai été bien empêtrée face à la question du savoir.

Empêtrée doublement – dans le champ analytique le savoir n’est pas révéré, mais questionné, reconnu et mis à distance dans son versant de connaissance paranoïaque (au fond c’est un délire que de croire savoir), déjoué sur son versant de prise de pouvoir, jouissance indue, articulé sous forme de « savoir-faire », technique plutôt que science (technè, artisanat, art…).

Il y a quelques jours, après la première consultation d’un jeune homme, je me disais pourtant que nous nous soutenons d’un certain savoir, un savoir sur la clinique, un savoir entendre la clinique. Un « savoir-entendre » qui se construirait comme un savoir-faire, qui se construirait à travers la pratique – doublée de l’étude et de la transmission.

https://www.fedepsy.org/essais-et-recherche/entre-divan-et-theories/improvisation-libre-et-preliminaire-sur-un-savoir-clinique/

La structure œdipienne

6 mars 2020 | Jean-Marie JADIN

Le complexe d’Œdipe est une appellation que Freud n’aimait pas trop1 mais à laquelle il a pourtant consenti après de longues années. Il désigne l’ensemble des représentations, des ressentis et des idées afférentes à une donnée double. Elle est en même temps consciente et inconsciente.

  • Sa forme masculine, la plus connue, comprend, consciemment, l’attirance amoureuse pour la mère et la jalousie à l’égard du père, et inconsciemment, l’inceste maternel et le meurtre du père, vécus comme s’ils étaient accomplis. Car il ne faut pas oublier que le fantasme inconscient traite le souhait comme s’il était réalisé.
  • Sa forme féminine est infiniment plus variée et complexe ; elle peut par exemple être parfaitement identique à la forme masculine.
https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-seminaires/la-structure-oedipienne/

Argent et psychanalyse : Notes sur l’absence de contrepartie financière dans l’accès à la clinique psychanalytique

septembre 2023 | Carolina SPYER VIEIRA ASSAD

Cet article est un extrait du mémoire écrit par Carolina Spyer Vieira Assad dans le cadre du Diplôme Universitaire « Bases Conceptuelles des Psychothérapies Analytiques », à la Faculté de Médecine de Strasbourg.

https://www.fedepsy.org/essais-et-recherche/entre-divan-et-theories/argent-et-psychanalyse-notes-sur-labsence-de-contrepartie-financiere-dans-lacces-a-la-clinique-psychanalytique/

Séminaire de Lacan "L'éthique de la psychanalyse" - Commentaire de la séance du 8 juin 1960

mai 2020 | Daniel HUMANN

Pour présenter cette séance du séminaire, j’ai à chaque fois pris appui sur deux traductions additionnelles à celle figurant dans le texte de la séance : celle à laquelle Lacan fait référence, à savoir celle de Robert Pignarre, sous une forme révisée et présentée par Charles Guittard. Mais également celle de Mayotte et Jean Bollack. L’étude de la pièce par ce dernier, travail d’une érudition toute particulière, fut pour moi un éclairage précieux.
La position d’Antigone : La séance du séminaire de Lacan s’ouvre in media res en quelque sorte, à propos de la position d’Antigone vis-à-vis de la vie.

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-seminaires/seminaire-de-lacan-lethique-de-la-psychanalyse-commentaire-de-la-seance-du-8-juin-1960/

Lecture libre et courte du texte de Betty Milan, Pourquoi Lacan[1]

juin 2022 | Frédérique RIEDLIN

« Hélas ! En quelle terre encore ai-je échoué ?
Vais-je trouver des brutes, des sauvages sans justice
ou des hommes hospitaliers craignant les dieux ? »
Homère, Odyssée

Betty Milan écrivain, psychanalyste, fut une analysante de Lacan dans les années soixante-dix, entre 1973 et 1977. Il s’agissait pour elle, lui retourne Lacan au seuil de l’analyse, de « découvrir l’Amérique ».

Dès l’abord elle annonce d’où cela se trame dans l’espace et le temps : « Quarante ans plus tard, j’ai eu envie de revenir sur ce qui s’était passé au 5 rue de Lille, où, entre autres choses, j’avais appris à privilégier le moment opportun ».[2]

 

https://www.fedepsy.org/cabinet-de-lecture/lecture-libre-et-courte-du-texte-de-betty-milan-pourquoi-lacan1/

La puissance des mythes

8 Juin 2020 | Bernard Baas

On a souvent désigné l’enfance de l’humanité comme « l’âge des mythes » (ainsi A. Comte parlait-il de « l’âge théologique »). Pour rendre compte des phénomènes (naturels et sociaux), pour expliquer leur cause et y trouver un certain ordre, les hommes auraient d’abord eu recours à la pensée mythique qui impute ces phénomènes aux volontés et aux caprices des dieux. La pensée mythique serait ainsi une pensée magique procédant d’une sorte de naïveté infantile. Considéré du point de vue de la science moderne (et de son exigence d’explication mathématico-mécanique des phénomènes), il n’y a là qu’une illusion de savoir ; le mythe est impuissant à dire la vérité, parce que la pensée mythique (comme pensée « pré-logique », selon l’expression de Lévy-Bruhl) est impuissante à la connaître.

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-seminaires/la-puissance-des-mythes/

Conditions, fondements et enjeux de l'Amour dans la conceptualisation de François Perrier

octobre 2015 | Martine CHESSARI POREE DU BREUIL

À l’autre, dans son rapport à l’Autre chose de l’amour

« L’amour est toujours exilé comme le terme qui justement ne rendra pas compte de ce dont il s’agit. » François Perrier, Séminaire 1970-1971, L’Amour

https://www.fedepsy.org/essais-et-recherche/entre-divan-et-theories/conditions-fondements-et-enjeux-de-lamour-dans-la-conceptualisation-de-francois-perrier-m-chessari-poree-du-breil/

Rencontre avec Chawki Azouri

2019 | Yves DECHRISTE

C’est à l’occasion de mon voyage au Liban, sur une idée de Jean-Richard Freymann, que nous avons eu le plaisir de rencontrer Chawki Azouri et de discuter de son livre « J’ai réussi là où le paranoïaque échoue », Théorie et transfert(s) paru aux éditions Arcanes-érès en janvier 2015. Il s’agit d’une version réactualisée et remaniée de son ouvrage « J’ai réussi là où le paranoïaque échoue », La théorie a-t-elle un père ?, paru aux éditions Denoël en 1991, dans la collection « L’espace analytique » dirigée par Maud Mannoni et Patrick Guyomard.

Nous nous proposons de reprendre ici les points essentiels évoqués lors de cette rencontre, en nous référant à son ouvrage, avant d’apporter quelques réflexions survenues à la suite de cet échange.

https://www.fedepsy.org/cabinet-de-lecture/yves-dechriste-rencontre-avec-chawki-azouri-a-propos-de-son-livre/

Le transfert par « appli » ?

4 Août 2020 | Nicolas Janel

Intervention réalisée dans le cadre du séminaire d’introduction à la psychanalyse de la FEDEPSY, tenu par Julie Rolling et Nicolas Janel.

Nous sommes contents de pouvoir vous retrouver au moins par vidéoconférence après tout ce « passage épidémique ». Nous avons dû annuler plusieurs séances, et comme il y avait un certain fil dans notre programme, il n’aurait pas été cohérent de reprendre la séance de juin sans avoir pu développer les autres concepts au préalable. Aujourd’hui sera aussi la dernière séance pour cette année. Nous vous proposerons donc une poursuite à la rentrée de ce qui avait été lancé. Aujourd’hui, je vais plutôt vous proposer de reprendre les questions du transfert analytique que je mettrai en perspective avec l’actualité, notamment avec les modifications de pratiques suite aux conditions de confinement et de distanciation physique.

Au cabinet, en ville, nombre de consultations se sont poursuivies par téléconsultation, soit par téléphone, soit par vidéo, par des logiciels dédiés utilisables à partir d’applications. L’apport de ces nouvelles techniques, ce qu’elles ouvrent comme nouveaux dispositifs, nous imposent de questionner nos concepts habituels. Ce qui est assez intéressant.

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-seminaires/le-transfert-par-appli/

Corps et brumes !..

mars 2023 | Cyrielle WEISGERBER

Qu’est-ce que j’ai envie de dire, comment je peux le faire entendre ? Sous quelle forme pour atteindre l’autre, vraiment ?

Corps et brumes.
Je n’en reviens pas, je ne finis pas de ne pas en revenir, probablement je passerai ma vie à n’en pas revenir ? – en êtes-vous revenu-e ? –. Ce qu’est un être humain : corps et brumes.

« Le sens n’est nulle part. Nous le traçons avec de la fumée et le vent n’est jamais très loin. »  Salah Stétié[1]

Je préfère les brumes – l’idée est la même ? –, je préfère la texture du mot, je préfère la texture de la « matière ».
Parfois nous traçons, Salah Stétié, parfois nous dessinons dans les brumes ; souvent elles se forment sans que nous n’y contrôlions rien, elles se soulèvent lorsque nous touchons – bousculons ou nous cognons dans – un bout de réel ou un autre, le touchons du regard, de la pensée, du bout du doigt, d’un bout de corps.

https://www.fedepsy.org/chroniques-la-lettre/billet-d-ou/corps-et-brumes/

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