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Résultats de recherche pour : Pierre-Édouard Blondel

Une psychanalyse émancipée

février 2023 | Marie-France Schaefer

Marie-France Schaefer poursuit les réflexions de son article paru dans La lettre de la FEDEPSY n°10, autour de la thématique du « genre ». Elle mêle références « théoriques » et échos directs de la pratique, une forme d’association libre côté fauteuil, qui lui permet d’aborder de près les arêtes de la clinique.

https://www.fedepsy.org/essais-et-recherche/entre-divan-et-theories/une-psychanalyse-emancipee/

Pour un réveil métaphorique

21 Mai 2020 | Jean-Richard Freymann

Éveil

C’est une grande chance de se réveiller d’une certaine épreuve, dans un état tout à fait différent de celui dans lequel l’on était, ou de se retrouver libéré d’un certain fardeau. Il s’agit certainement d’une forme transformée de la traversée d’un fantasme.

C’est ce que j’ai retrouvé à notre réunion Zoom autour de « Fantasmes et mythes» du 15 mai 2020. Grande a été ma stupeur de croiser un moment de recueillement avec mes plus proches collègues et percutante a été cette rencontre où j’ai entendu chacun soutenir ses propres singularités tout en s’adjoignant à un « parcours de santé » qui sortait des nimbes de l’épidémie. À cette technique – exigeante pourtant – j’ai constaté à ma grande surprise que mes fantasmes de « leadership » m’avaient abandonné et que je découvrais dans cette solitude de la coexistence internet une « société de Maîtres » dont avaient parlé J. Lacan et M. Safouan… que chacun a pu soutenir son propre propos sans souci de ses voisins en « timbre-poste zoomesque » et pourtant si indispensable aux apports de chacun. Est-ce l’effet de la limitation de la durée de la parole, est-ce bien possible ? Oui, mais pas seulement. Chacun aussi se retrouve seul : « allein wie ein Stein », seul comme une pierre.

https://www.fedepsy.org/editorial/pour-un-reveil-metaphorique/

Madame Bovary et les émoticônes ?

avril 2022 | Cyrielle WEISGERBER

Nous essayons de saisir avec des mots, avec de la pensée, l’épaisseur – opaque boueuse gluante explosive lumineuse parfois – de ce que nous vivons. Nous alignons quelques mots : voici ce que j’ai vécu, voici ce que je vis.
Autant essayer de traduire Madame Bovary (version intégrale) en une série d’émoticônes.

Je me penche au bord des mots – sous mes pieds à l’intérieur de moi des abîmes d’épaisseur – vertige.
Comment parvenez-vous à rester arrimé-e aux mots ? À continuer à les aligner, à construire des discours, jusqu’à des « explications » de tout, et de l’humain, et de la vie, et de la parole ? Comment ? Que faites-vous des abîmes sans fond de l’épaisseur du vivant ?

https://www.fedepsy.org/chroniques-la-lettre/billet-d-ou/madame-bovary-et-les-emoticones/

« Le temps d'apprendre à vivre, il n'est pas trop tard ».

novembre 2021 | Jean-Richard FREYMANN

Ce texte est dédié à P. Jamet qui m’a enseigné la castration réelle.

Le chemin de la singularité est si dur que nous pouvons remercier Cyrielle Weisgerber et tous ses collègues d’offrir ce nouveau lieu d’écriture. Vive « La lettre de la FEDEPSY » !

Aujourd’hui, je profite de cette lettre pour remercier ma femme, ma famille et tous mes amis pour avoir été présents tous ces mois de ma longue maladie. J’ai été frappé par le fait que chaque analyste de notre groupe a été présent dans sa fonction.

De plus, nombre de jeunes analystes sont entrés dans nos rangs : bravo à chacun de ceux qui se sont « autorisés ». La question est là, l’écriture peut-elle rendre compte de cet acte inouï de l’autorisation ? De quoi s’agit-il ? D’un essai renouvelé de faire état de sa singularité.

https://www.fedepsy.org/editorial/le-temps-dapprendre-a-vivre-il-nest-pas-trop-tard/

S’émerveiller ensemble

21 Mai 2020 | Pauline Wagner

L’histoire de la jeune fille qui se sauve de la tour où elle est enfermée vient faire écho à ces temps de dé-confinement. La fuite mène la jeune fille à une nouvelle épreuve, différente selon la version de ce conte populaire répandu en France, en Europe méridionale, en Allemagne et au Danemark.

L’ogresse, dans la version italienne de Giambattista Basile, jette un sort à Fleur-de- persil pour que toute fuite s’avère impossible. Elle poursuit la jeune fille quand elle s’enfuit de la tour avec son prince.

Dans l’une des premières versions des frères Grimm, la sorcière constate que Raiponce est enceinte. Elle lui coupe alors ses beaux cheveux et l’abandonne dans un lieu désert. Elle retourne dans la tour pour attendre le prince et le punir. Mais le prince se jette dans le vide, tombe dans un buisson de ronces et s’y crève les yeux.

https://www.fedepsy.org/ephemeride/semerveiller-ensemble/

Lecture et présentation : « Les entretiens préliminaires à une psychanalyse » (sous la direction de J.-R. Freymann

janvier 2017 | Marie-Noëlle Wucher

Cet ouvrage fait suite aux Journées d’avril 2014 de la FEDEPSY : La clinique psychanalytique aujourd’hui. Praxis des Entretiens préliminaires, journées coordonnées par Jean-Richard Freymann et Marcel Ritter.
Jean-Richard Freymann explique que ce livre se veut un passage de flambeau des aînés psychanalystes à la nouvelle génération.

« Entretiens préliminaires », de quoi s’agit-il ?
Les auteurs de ce livre : Jean-Pierre Bauer, Eva-Marie Golder, Jean-Marie Jadin, Patrick Landman, Daniel Lemler, Nicole Lévy, André Michels, Marcel Ritter, Moustapha Safouan et Marie-France Schaefer, tentent d’y répondre.
Dans son introduction, Jean-Richard Freymann dit que les entretiens préliminaires sont le marche-pied pour entrer dans une analyse.
Tous les auteurs de ce livre partageront, en l’explicitant chacun à sa manière, cette définition. Freud, quant à lui, ne parle pas d’entretiens préliminaires mais d’un traitement d’essai à une psychanalyse.

https://www.fedepsy.org/cabinet-de-lecture/les-entretiens-preliminaires-a-une-psychanalyse-sous-la-direction-de-j-r-freymann/

Addictions et cliniques de l'effondrement

Été 2021 | Claude Escande

Intervention lors de la formation Apertura Arcanes Les différentes addictions aujourd’hui et les relations d’objet, 25 novembre 2020

La clinique des addictions est depuis toujours encombrée de savoirs erronés, de malentendus de dictats idéologiques, politiques et objectivants. Le malentendu le plus récurent est de considérer les « objets » de dépendance comme s’il s’agissait d’objets du désir et du manque et de penser qu’il suffirait de les éradiquer ou, en entrant en compétition avec eux, le sujet dépendant parviendrait à s’en séparer. Mais nous avons appris que la souffrance était ailleurs occulte, indicible dans une première intention et que les personnes dépendantes se servaient par exemple des drogues, de l’alcool… comme pharmakon qui est à la fois un remède et un poison pour la transformer, la déplacer. Nous savons également que les sevrages et que toutes les alternatives de se séparer des produits sont souvent marquées par des rechutes des patients, rechutes qui ne sont pas à considérer comme des échecs mais des paliers où se tient un symptôme majeur et souvent masqué avec la crainte de l’effondrement ou de l’effondrement lui-même.

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-activites/addictions-et-cliniques-de-leffondrement-par-claude-escande/

Corps et brumes !..

mars 2023 | Cyrielle WEISGERBER

Qu’est-ce que j’ai envie de dire, comment je peux le faire entendre ? Sous quelle forme pour atteindre l’autre, vraiment ?

Corps et brumes.
Je n’en reviens pas, je ne finis pas de ne pas en revenir, probablement je passerai ma vie à n’en pas revenir ? – en êtes-vous revenu-e ? –. Ce qu’est un être humain : corps et brumes.

« Le sens n’est nulle part. Nous le traçons avec de la fumée et le vent n’est jamais très loin. »  Salah Stétié[1]

Je préfère les brumes – l’idée est la même ? –, je préfère la texture du mot, je préfère la texture de la « matière ».
Parfois nous traçons, Salah Stétié, parfois nous dessinons dans les brumes ; souvent elles se forment sans que nous n’y contrôlions rien, elles se soulèvent lorsque nous touchons – bousculons ou nous cognons dans – un bout de réel ou un autre, le touchons du regard, de la pensée, du bout du doigt, d’un bout de corps.

https://www.fedepsy.org/chroniques-la-lettre/billet-d-ou/corps-et-brumes/

« Frères humains qui… aujourd’hui vivez… »

22 Avril 2020 | Jean-Richard Freymann

Avez-vous remarqué l’effet d’annonce de la date pour la levée du « confinement » ? Pour l’instant l’on oscille entre des rêves de liberté retrouvée et un mélange de craintes concernant le fait de savoir de quel groupe d’« affranchis » nous allons faire partie.

Quoi qu’on en dise un peu partout, on sait peu de choses sur le Covid 19 et malgré les nouvelles rassurantes des réanimateurs on voit défiler statistiquement le nombre des morts.

Que l’être humain est solide !… à supporter un chiffrage contradictoire et à attendre les autorisations pour vivre dans une réalité habituelle.

https://www.fedepsy.org/essais-et-recherche/le-psychanalyste-et-les-discours-ambiants/freres-humains-qui-aujourdhui-vivez/

Die Verpönung

22 mai 2019 | Hervé GISIE

Intervention d’Hervé Gisie dans le cadre de la 2e journée consacrée à l’œuvre de Lucien Israël « Les apports nouveaux de Lucien Israël dans les pratiques » qui a eu lieu le 22 mai 2019 à la Clinique Sainte Barbe à Strasbourg.

J’ai fait le choix de vous parler de la Verpönung. Dérouler le concept de Verpönung en vingt minutes ressemble fort à une gageure. Je vais donc tenter de faire vite et aller à l’essentiel.
Au préalable, je voulais dire que je suis très heureux d’être aujourd’hui là parmi vous pour cette deuxième journée consacrée à Lucien Israël. Je ne l’ai pas connu personnellement, juste aperçu à deux reprises au local de la BRFL, peu avant sa mort. Ses textes m’ont cependant énormément éclairé, notamment lorsque je débutais dans ma pratique des expertises judiciaires, il y a une vingtaine d’années, surtout en ce qui concerne les perversions. Il est, en effet, toujours frappant de constater que les pervers qui ont commis des choses horribles, qui ont transgressé les lois, sont souvent d’un abord très « sympathique », bien insérés dans le social, ayant une vie de famille… Ce qui frappe, c’est un extraordinaire conformisme et l’image du « comme tout le monde ».

 

https://www.fedepsy.org/echos-seminaires-formations/echos-des-activites/die-verponung/

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