« Au secret de l’action du politique : le bon logicien, odieux au monde ».
J. Lacan, Le temps logique et l’assertion de certitude anticipée, 1945.
Cette nouvelle éphéméride veut faire écho à différentes propositions antérieures : l’apparente débilité comme trace fondamentale du déni (merci Guillaume pour cette jolie formule) dont il nous semble important de questionner la dimension collective, et la mise en question par Cyrielle de notre rapport au savoir dans la clinique, que nous souhaitons faire résonner avec le spectre d’un savoir scientifique et absolu qui nous surplombe de manière encore plus aiguë en cette période de crise. La question de l’articulation entre singulier et collectif que j’ai trouvée particulièrement prégnante dans le texte de Martin des Éphémérides 3 est également en filigrane de cette réflexion.
William Conrad[1], sous couvert d’un roman d’espionnage, est un grand livre sur l’influence et sur l’hypnose pratiquée à l’échelle des nations, une pratique qui, avec l’invasion russe en Ukraine et ses conséquences, revient sous les feux de l’actualité.
William Conrad est un jeune homme d’origine polonaise devenu un journaliste célèbre dans son pays d’adoption, l’Angleterre, en raison de ses positions patriotiques au moment de l’entrée en guerre de la Grande Bretagne contre les forces nazies. À tel point qu’on lui confie bientôt, au sommet de l’état, la rédaction d’articles encourageant l’effort de guerre et le patriotisme du pays. Il a fait ses études dans une prestigieuse université anglaise, son meilleur ami est un jeune idéaliste qui ne tardera pas à s’engager dans la lutte en Orient contre les Japonais et il est reçu et protégé dans un cercle très influent proche du gouvernement. Il paraît s’acquitter du rôle qui lui est confié, celui d’être propagandiste de la politique de Churchill avec brio et dévouement. Seulement en réalité William Conrad est un agent d’influence nazi dont la mission est de s’élever au sein de la hiérarchie anglaise pour la subvertir de l’intérieur. Une première étape impeccablement accomplie, puisque William Conrad est devenu tellement populaire qu’il reçoit de nombreuses lettres d’admirateurs et d’admiratrices de tout le pays.
Nos mains d’homme fragiles fiévreuses
façonnent pourtant la terre C’est la faux
qui fauche le blé L’ouvrier qui œuvre pierre après pierre L’homme se dresse contre le malheur
s’échappe vers l’espoir Ah ! Recouvrer
ce qui était perdu la liberté
Dans l’étoffe sale
des jours coronavirus le temps s’allonge…
Par petites touches des perles de lumière percent les volets
La pluie s’en va avec le soleil toujours
L’expression « Entretiens préliminaires » peut induire en erreur. La qualification de « préliminaire » pourrait signifier qu’il s’agit d’une préparation à une autre chose considérée comme plus importante. Il n’en est rien. Au contraire, nous avons là le marchepied qui permet de pénétrer dans la cure analytique. C’est souvent l’échec ou le succès de ce premier temps qui va conditionner l’entrée dans le discours analytique.
Un jour, un mois, une année. Des années… 10 années bientôt.
L’exigence et l’avancée dans l’effort et l’essoufflement. Les quatre saisons qui se répètent.
Telle une partition musicale, la vie est une mélodie.
Dure et douce, forte et calme comme les battements d’un cœur ou d’une pierre contre un rocher.
L’année 2025 commence tristement avec l’annonce du décès de Marcel Ritter (1935-2025), survenu le 4 janvier. Nous adressons nos condoléances à sa famille et à ses proches.
Quelques collègues lui rendent hommage et rappellent son parcours.
Chaque fois que les « juifs » pourraient se sentir en sécurité dans le monde, à chaque coup, on les massacre, on les torture, on leur arrache le cœur et les tripes, on en fait des cadavres déchiquetés sans différence entre les générations, du bébé à la femme (fût-elle enceinte), les vieillards… et même les chiens !
Quel est ce monde que l’on croyait dans le « post » de quelque chose ?
Il y a le juif (Nachträglich), pour peu qu’il se soit posé quelque part, mais il y a tous ceux qui sont autour.
Avec tous ceux qui « veulent bouffer du juif » et ceux qui en sont fascinés.
Je me rappelle, cette phrase de mon père, où il reconnaissait les antisémites comme ça : « Mais, mon meilleur ami aussi est un juif ! »
Et voici concerné la place du juif : un « Tiers » de drôle de nature. Exclu, inclus et parfois neutre, présent ou retiré dans sa communauté.
À la question : mais pourquoi ces programmes répétitifs au cours des millénaires, pourquoi on en veut à ce petit état d’Israël que le concours des nations a mis des siècles à créer !
Étrangement Freud n’était pas très sioniste, il trouvait que ce retour aux sources des Hébreux – comme jugement d’attribution – n’était pas sans danger.
Ce qui ne l’empêchait pas de faire cours à l’Université d’Israël et d’essayer ses cours au Bnai-Brith de Vienne.